mardi 17 juillet 2007

MQB aka Machine qui Blogue - PAC-MAN - La petite boule jaune qui faisait du bruit en mangeant ...


"Un concepteur de jeu est quelqu'un qui rend les gens heureux." - Toru Iwatani.

Je me suis perdu dans les labyrinthes sombres guidé par un appétit féroce. J'aime tellement manger que j'ai pillé toutes les boulangeries du coin et j'ai même englouti la boulangère. J'ai sombré, je me suis perdu dans une pizzéria d'une rue sombre de Brooklyn. J'ai commandé une Royale. Trop con, je supporte pas les champignons. A peine, ai-je fini la première part que j'avais cet infâme gout dans la bouche ... Errk, je déteste vraiment les champignons (ils s'infiltrent partout ... I hate them ... I HATE THEM) ! Et puis là sur la table ma pizza entamée en forme de ... De glouton ? Le chef vient de comprendre que je ne finirai pas cette satanée pizza. Saleté de dimension parallèle, quatre fantômes sortent de derrière le four, la gueule grande ouverte prête à me croquer un bout (c'est tout ?) !

-"Tu vas mourrir Pac-Man !"
-"Pac-Man ? William Leymergie ? Hein ?"
-"Paku Paku, deviens Pac-Man, et Pac-Man devient la proie"

A peine le temps de sortir du restaurant, que les murs immenses des buildings sales cloisonnent la rue, la ville devient un vrai labyrinthe. Sur le sol des millions de boules de pâte d'amande ... Je fonce ...

-"Bouhouhouhou"

Saleté de fantôme, toujours à mes trousses, je cours et je gobe toute les boules de pâte d'amande blanche devant moi, ils s'approchent, je cours encore, un coin de rue et :

"Wow !! WTF !",

une boule géante phosphorescente ... Je la croque, le bourdonnement dans mes oreilles, je deviens le chasseur, et les fantômes sont mes proies ... J'adore ce jeu !

"THE HUNTED BECOMES THE HUNTER"

Quel concept de folie, un jeu en apparence simple mais qui fait preuve d'une efficacité diabolique. La marque des grands jeux. Un glouton en forme de pizza entamée, dont l'activité principale est d'avancer en ouvrant et fermant sa bouche pour dévorer toute nourriture se trouvant devant lui. Un tel mouvement est décrit en japonais par l'argot "Paku Paku". Par extension le personnage s'appellera Pac-Man*. Iwatani, place sa créature à l'appétit infini dans un labyrinthe truffé de boules jaunes que le joueur devra manger. Pour corser l'histoire et pimenter le jeu puisque c'est de cela dont il s'agit, 4 fantômes prennent place dans le labyrinthe pour éliminer notre mangeur jaune (William Leymergie ??**). Chaque fantôme a un pattern de déplacement défini. Un fantôme vous poursuit constamment, un autre se déplace aléatoirement, un autre essaye de vous bloquer en venant face à vous, et le dernier passe son temps à glander et à se droguer dans un coin du labyrinthe. Pour étoffer le plaisir de jeu et au bout d'un an et demi de travail, d'autres règles viennent compléter le gameplay implacable de cette oeuvre vidéo ludique. Pour éviter d'être sans arrêt harceler par les fantômes, il existe aux quatre coins de l'écran de jeu, des "Kokoro", des boules d'énergie qui permettent à Pac-Man de devenir temporairement le chasseur et transforme ses ennemis en proies prêtes à être à leur tour croquées. Des bonus apparaissent régulièrement au milieu du tableau sous forme de fruits (fraise, cerise, ...) et offre une poignée de point supplémentaires au joueur qui aura pris la peine de les manger.
A la fin, le but est de nettoyer le labyrinthe sans se faire éliminer par les 4 fantômes. Le joueur passe alors au niveau suivant (256 niveaux en tout, qui boucle à l'infini). Miam.

TRIVIAS :
  • *Le jeu s'appelait à l'origine "Puck-Man", mais lors de la localisation américaine, les commerciaux de chez Midway ont eu peur que la prononciation américaine transforme le titre du jeu en "Fuck-Man". En Europe, on pouvait toutefois trouver des bornes avec l'un ou l'autre des deux titres (Pac-Man ou Puck-Man).
  • Billy Mitchell, le second plus grand joueur de Pac-Man derrière Jeffrey Yee (voir la suite), a réalisé un jeu parfait en ne perdant aucune vie, en mangeant tous les fruits possibles, en croquant tous les les fantômes bleus possibles (les 4 fantômes à chaque fois qu'il prend un "Kokoro") et en traversant les 256 tableaux du jeu. Temps de jeu enregistré - 6 Heures pour un score de 3,333,360 points (Perfect !)
  • Plus fort encore, une légende affirme que le jeune Jeffrey Yee, du haut de ses huit ans à réussi à passer le fameux level 256 qu'on appelle aussi "le niveau à l'écran divisé" (les acharnés considèrent ce niveau comme la fin de Pac-Man). Un bug dans le jeu produisait un niveau 256 quasiment injouable. Une moitié du labyrinthe étant remplacée par des caractères ASCII, il fallait connaitre le niveau et les patterns de déplacement des fantômes par coeur. Le plus drôle, c'est que le jeu recommençait au niveau 1 sans autres bugs cette fois-ci. Le petit Jeffrey aurait pété le score en bouclant le jeu 3 fois de suite (!) - 6,131,940 points ! Il a reçu une lettre du président Reagan en 82, le félicitant de son exploit. Toutefois rien n'a été prouvé, et Billy Mitchell offrait 100,000 $ à celui qui passerait avant janvier 2000, le fameux niveau 256 sans triche et sans utiliser de pouvoirs spéciaux ("Save the Cheerleader, Save the World !).
  • Le premier portage de la version arcade fut réalisé en 1982 par Atari sur la VCS 2600.
  • En 1986, Susan Lammers qui réalise une enquête sur les plus grands programmeurs informatique, constate qu'il est très difficile de retrouver Toru Iwatani. Il lui faudra plusieurs semaines pour retrouver la trace du créateur au sein de Namco dont il fait parti de l'effectif comme "simple employé" - Hallucinant ! Comme elle le dira plus tard : "l'individu responsable de la création d'un produit n'obtient pas de reconnaissance individuelle. C'est à l'entreprise que revient le crédit, et l'individu, bien qu'il soit connu dans certains cercles, demeure inaccessible et non identifié."
A vous de jouer, foncez re-découvrir ce titre immense, inspiration suprême pour les nuits à venir et les grands écrits du siècle. Coluche disait : "Si je ne joue pas au minimum 1 heure à Pac -Man, je suis incapable d'écrire le moindre sketche drôle".

Sur ce, les cowboys, je m'éclipse, et vogue vers de nouvelles aventures inter-sidérales. Vitesse lumière ... Pssshitt ! (Et les vitres sont propres ?!)

** Pour la private, William Leymergie (as Willy), ce cher animateur de télé-matin, chantait le générique de la série animée PAC-MAN.

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