mardi 22 janvier 2008

MQB aka Machine qui Blogue - CAVE STORY - Un hommage de pixels par PIXEL !

Ce qui va suivre va surement vous paraître futile. Je dis ça, parce que je viens de m’apercevoir qu’un jeu que je viens de découvrir, date en fait de plus de 3 ans. Et pour compléter le tableau, vous rajouterez le vieil adage d’un classicisme éculé « Mieux vaut tard que jamais ». Allez je me rattrape en relayant l’info, j'espère vous faire jouer à DOUKUTSU MONOGATARI (Cave Story).

Vous connaissez sûrement ma réticence dès il s’agit de me plonger un peu dans l’obscur monde des blogs, et de suivre bien malgré moi la mode. Et puis, on se fait prendre un peu au piège et on essaye un truc ou deux. Surtout quand en plus d'être pour PC, il existe une version compatible MAC, ce qui me permet de tâter un peu de la bête sur mon auguste machine de l’an 2000. Et me voilà plongé dans l’aventure Doukutsu Monogatari.

Splendide jeu qui ressuscite un style inventé dans les années 80, l’Adventure Shooter dont METROID est le digne représentant. En plus de déterrer l’ancestral opus dans lequel Samus Aran a fait ses premiers pas, Doukutsu Monogatari y ajoute des ingrédients appartenant aux RPG, et à Castlevania. Ce qui passe par une forme quasi obligée, avec une réalisation qui rend hommages aux bons gros pixels qui nous faisaient tant bavés sur nos premières consoles. Alors, ça peut paraître un peu moche, mais pour beaucoup, ça devient une preuve de bon goût. L’art de remettre en scène un style graphique qui au-delà de s’afficher fièrement sur l’écran de vos machines dernier cri, sert aussi une narration à l’ancienne et un jeu qui pourrait se proclamer sans aucun doute, l'héritier de l'époque bénie du jeu vidéo pleine d'invention et de créativité.

Doukutsu Monogatari alias Cave Story pour les Anglais (le jeu original est entièrement en japonais, mais un patch anglais a permis au reste du monde de découvrir cette perle indé) est une aventure touchante. Pas un semblant de jeu conceptuel qui se serait passé de fond. On y reconnaît tout de suite un gameplay taillé comme un diamant que l'auteur a pris le temps de tester, et sur lequel il a probablement passé un temps fou pour régler le moindre détail. L’âme du jeu, c’est aussi un scénario qui touche à la science-fiction en passant par l'Héroïc qu’on prendra plaisir à découvrir au fil des quelques heures nécessaires pour arriver au bout de sa quête.

Cave Story est l'enfant d’un dénommé PIXEL (japonais de son état) qui a mis 5 ans pour en accoucher. De bout en bout, c'est une réelle magie qui émane de ce titre, et surtout une passion immense pour faire de ce bout de programme un jeu atypique et attachant. Un peu à la manière d’un Eric CHAHI qui a fabriqué seul ANOTHER WORLD, on retrouve chez ce programmeur japonais un savoir-faire qu’on aimerait croiser plus souvent dans la profession.

Toutefois comme Eric Chahi, on perçoit une sorte de traumatisme post-accouchement dû peut-être à une (trop) forte exposition. On a même l’impression que le créateur japonais quasi inconnu fuit un peu ses responsabilités quand on évoque une suite, et quand il s’agit d’expliquer sa démarche créative. Las peut-être de devoir trouver une explication à ce qu’il n’explique pas lui-même, il préfère laisser sa création répondre seule aux questions. Et ainsi, il le laisse errer sur la toile avec pour seul but de divertir et de stimuler l’imagination de ceux qui se lanceront dans l’aventure.

J’espère de tout cœur que ce texte, vous donnera envie de passer un peu de temps en compagnie de Doukustsu Monogatari, que ce soit sur PC ou MAC. Un peu de temps pour rêver aussi.

P.S. : N'oubliez pas le patch de traduction en anglais pour PC et MAC à appliquer à la version japonaise du jeu. Ne vous inquiétez pas, c'est simple et sans douleur.

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