samedi 12 janvier 2008

[Chroniques de l'air du temps] - Thème Jeux vidéo - Partie 3/3 - Le concept comme preuve artistique ?

[Suite et fin de l'article [Chroniques de l'air du temps] - Thème Jeux vidéo - Ch. 1 Partie 2 - Quand l'égo du journaliste est plus grand que l'aura du jeu.]

L’autre phénomène à la mode est de s’extasier sur toute une famille de jeux qui n’ont d’autre légitimité d’exister que parce qu’ils sont des concepts. Des jeux barrés, assez souvent sans queue ni tête que la plupart des joueurs habitués lâcheraient au bout de 10 minutes par manque flagrant de contenu ou même de finitions. Souvent des jeux qui déclenchent une sorte d’hystérie parmi les furieux et l’intelligentsia. Trop souvent des jeux au parcours obscur qui apparaissent ici et là sur des forums et des sites quasi-officiels sous forme d’artworks et de jolis textes sur la liberté de faire et d’agir, et qui prône une nouvelle façon de faire des jeux vidéo en s’éloignant de toutes formes connues. Peut-être que ces gens-là ont trouvé une nouvelle méthode pour créer des jeux ? De nouveaux jeux qui forment la pierre angulaire de toute cette génération d’arrivistes qui ne se vend qu’à travers une belle plume contemplative mais qui manque cruellement de talent. Comme ces nouveaux prétendants au trône qui se seraient passé d’apprendre les bases pour soi-disant se défaire de contraintes ancestrales. J’ai tendance à dire que les bases ont du bon.

Beaucoup pourront dire que je fais preuve d’un foutu intégrisme, que je dois être un enculé de dépressif qui se shoote au Lexomil et pourtant, j’admire ma passion avec ce regard de l’enfance que beaucoup ont laissé de côté pour admirer des feux superficiels, et y trouver un sens. On pourra dire que la vie est ainsi faite de ces superficialités, qu’elle dépend des modes et des instants qui passent sans cohérence. Je n’ai nullement besoin d’avis pompeux sur l’essence même des jeux vidéo. De la renaissance d’un style qui au final n’a jamais eu besoin de renaître car il a toujours été là. Source d’inspirations des nouveaux hérauts qui ne reconnaissent que leur propre existence. Cette passion infantile n’est qu’une pute qui se paie le luxe de ne pas être rétribuée en métaphores et en réflexions profondes sur le sens profond du média qui au final ne fait que nous amuser.

[Fin]

Aucun commentaire: