mercredi 5 mars 2008

MQB aka Machine qui Blogue - Petri PURHO - Petite histoire de création vidéo ludique ...

Voici la suite d’un article que j’avais fait sur un coup de cœur que j’avais eu pour Crayon Physics. En faisant un petit tour sur un de mes sites de jeux vidéo préféré, overgame.com, riche d’articles de fond bien écrits, j’ai été ravi de lire que les rédacteurs avaient traduit une interview de Petri Purho, le créateur de Crayon Physics.

Une entrevue courte et concise qui fait un peu la lumière sur un faiseur de jeux hors-norme. On y apprend que l’auteur fait face à son succès avec une distance savamment orchestrée. Un recul qui lui permet d’apporter une réflexion intéressante sur l’industrie vidéo ludique. Il met en évidence, la crise que traverse le jeu vidéo, qui pour la plupart des éditeurs est devenue une rente financière plutôt qu’un moyen de créer un média qui cherche à atteindre des sommets de game-design. Le point qui fait mal, c’est qu’il pense que tout auteur est plus ou moins contraint à moyen terme de créer des produits plus rentables pour continuer à vivre de sa passion. Ceci passant par des idées, plus sûres, plus communes mais qui sont plus à même de rencontrer le succès auprès du grand public. Et le bougre a malheureusement raison.

Alors dans ce cas où se situe la place du créateur de jeu dans une industrie qui est à la recherche de profits de plus en plus importants pour produire des jeux qui coûtent eux aussi de plus en plus chers ? Si on est à la recherche d’originalité, l’indépendance reste un moyen sûr de produire un jeu innovant et créatif. On laissera alors les gros éditeurs produire des jeux block-busters visuellement et techniquement impressionnants mais qui malheureusement se révèlent assez souvent des coquilles vides. Des jeux qui privilégient la forme plutôt que le fond.

De son côté, l'ami Petri Purho a choisi son camp. Considérer la conception de jeux vidéo comme un hobby plutôt que comme un métier. Voici une philosophie que les adeptes du monocle (symbole des développeurs indépendants) pourraient imposer à l'industrie qui cherchent à embaucher ces talentueux game-designers. Cette même industrie qui malgré tout, essaye de prendre en marche le train de la créativité qu'elle a laissé échapper il y a quelques années au profit d'une expansion pas toujours heureuse. Va t-on tuer la poule aux œufs d'or ou bien laisser ces électrons libres créer des merveilles ludiques dans leur coin ? Là est la question.

L'interview est lisible ici sur le site overgame.com

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