mardi 18 janvier 2011

MQB aka Machine qui Blogue - HEAVY RAIN - Quand le rédac' chef de Gamekult s'emmêle les pédales ...

Ce n'est plus un secret, j'ai travaillé un bout de temps à vendre des jeux vidéo. J'ai même assumé les responsabilités d'un chef de rayon. Bref. Du coup, j'apprécie de m'asseoir au comptoir (pas celui où on se prend une murge, mais l'autre, celui où on vient faire chier demander des infos aux vendeurs) pour discuter avec mes anciens collègues de jeux vidéo.

Puis de temps en temps, on regarde "Gamekult, l'émission", parce qu'on y parle de jeu intelligemment. J'ai même un profond respect pour la majorité des intervenants et pour le site en général.

Un jour pas plus moche que les autres, je regarde l'émission sur Heavy Rain. J'entends alors une jeune fille rigoler. Je me retourne et lui demande légitimement, le pourquoi du comment. Elle me répond qu'elle est stagiaire chez Gamekult (coïncidence, quand tu nous tiens), et qu'à ce propos, Sony a envoyé une lettre d'insultes (selon ses mots) au site. Cette lettre parce que lors de cette fameuse émission que je regardais, Poischich, rédacteur en chef de Gamekult, avait d'après ma jeune interlocutrice, critiqué le jeu. J'ai donc regardé la fameuse critique en détail et voilà ce que j'ai relevé.


Ici, je ne critiquerai pas le professionnalisme de l'homme mais je me posais la question de savoir pourquoi, après une présentation très intelligente du jeu, le propos et la discussion s'oriente inexorablement vers une critique presque cassante. Le ton change si vite qu'on a du mal à saisir l'avis du rédac' chef de Gamekult. Comme s'il cherchait à se rallier à un avis général que la rédaction pour une raison X ou Y (les petits fours de la soirée de présentation étaient mauvais ou autre chose encore), cherchait à communiquer à leurs internautes. Dommage surtout, quand le journaliste vend à un moment de la vidéo, la rédaction de Gamekult comme une équipe cynique et blasée. Un véritable aveu qui explique peut-être la position de Gaël Fouquet (aka Poischich).


Alors qu'il parle au début d'une expérience intéressante, on entend par la suite les propos suivants : "(...) c'est un jeu d'aventure light" ou encore et plus  acerbe encore "(...) c'est pas un bon jeu, c'est pas un bon film." et "les premières heures sont d'un ennui total". Puis après ça, on assiste des aller-retours entre cassage et passage de pommade, vraiment difficiles à suivre. Poischich est réellement partagé et fait le grand écart entre l'avis général de la rédaction et son avis plus nuancé, plus favorable (il dit avoir refait le jeu plusieurs fois). Alors pourquoi utiliser une grille d'évaluation standard pour parler d'un jeu comme Heavy Rain si particulier ? Pourquoi ne pas faire preuve pour une fois de subjectivité en mettant de côté la sacro-sainte objectivité journalistique. On devine alors pourquoi certains propos ont heurté la sensibilité de Sony et peut-être même du studio Quantic Dream. J'ai entendu parlé sur la chaîne No Life d'un David Cage agacé par les mauvaises critiques qu'il justifie par une incompréhension de son oeuvre.

De mon côté, ça fait quelques jours maintenant que je vous bassine à travers Facebook ou Twitter (famicomboy) avec ce jeu. Vous l'avez compris, c'est un véritable coup de coeur. Du coup, j'ai tendance il est vrai à exprimer des avis de façon extrême, parce que les nuances noient assez souvent les avis. Cela faisait une éternité que j'avais pas commencé un jeu et lâché la manette seulement après l'avoir fini, 12h plus tard (de 18h à 6h du mat'). Dur quand on bosse le lendemain. Quand j'ai écrit ma critique de Heavy Rain, j'ai fait abstraction des défauts pour ne voir que ce qui compte. L'essence et la force narrative du titre. Et comme je le disais, il y'a quelques jours, le jeu de David Cage est une impensable machine à émouvoir (et à ressentir). Alors encore une fois merci.

See you next, space players ...

 Lien de la vidéo en question : www.gamekult.com/video/3021000/

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