mardi 18 janvier 2011

MQB aka Machine qui Blogue - MAD WORLD - "Le prix du danger" made in Platinum Games.



Étrange sentiment que de se retrouver devant un jeu qui se veut si original, qui affiche même une sacrée différence. Une évidence en noir et blanc même. Et du rouge beaucoup de rouge. Rouge comme un grand vin millésimé ? Non du sang, du sang de punk, de junkies, et de psychopathes, rien que ça ...

Sacrée Soirée pour reprendre le mots de l'ami Foucault. Car Mad World raconte un jeu de danger. Le danger c'est de se noyer dans un milliard de références et d'y perdre son originalité. Au hasard, NEW YORK 97 de John Carpenter pour le décor et la forme, puis aussi LE PRIX DU DANGER d'Yves Boisset pour le discours. Niveau violence on croise sur le chemin un certain RUNNING MAN l'adaptation cinéma du roman de Stephen King avec Swarzenegger et puis aussi HELLBOY de Guillermo del Toro pour le personnage. Enfin pour l'aspect graphique, le BD de Frank Miller, SIN CITY pour modèle. Mad World est un best of de culture X-Gen.

Pour le moment, on allume la Wii, et on découvre assez vite que ce noir et blanc Cell-Shadé super bien trouvé il est vrai, ne masque pas les limites de la console face au monstres de puissances comme la PS3 ou la XBox 360. Dans les détails c'est techniquement à l'ouest. Des tas de polygones entiers s'effacent, clippent à mort. Le jeu est assez lent, les ennemis aux fraises sont juste là à vous attendre pour servir d'ingrédients à votre recette de cuisine sadique. Un immense bac à sable jouissif au début, une sorte de laboratoire pour joueur en manque de fatalities.

Le but de tout ça ? Un grand spectacle qui prône la toute violence sanguinolante. Ouais ça peut être marrant, mais ça fait pas un jeu, si ?

La mécanique de jeu est simplissime. Les quidams sont là pour atteindre un certain score grâce aux différents combos qu'on leur infligent pour accéder au combat contre le boss un peu plus interessant. Une sorte d'arène donc où plane une liberté totale de tout faire, de tuer, d'empiler les corps, de découper, d'étriper, de combo-iser à volonté. Et après, concernant le Boss, enfin un peu de challenge parce que là il va falloir faire preuve d'un peu d'agilité pour en venir à bout.

En somme, je reste peu convaincu par ce spectacle qui se la joue "Hardcore Fan Service" à fond, et qui oublie d'être un vrai jeu. Affichant certes un visuel vraiment différent, avec du sang partout qui tâche, des litres de sang même (CARRIE ou THE SHINING en sont jaloux), de la violence pour une console qui apparement en a besoin (qui a demandé du sang sur Wii ?).

Mad World est une sucrerie interdite au moins de 18 ans. Une réponse certes un peu rapide à la demande pressante de certains joueurs qui réclamaient un véritable jeu adulte sur la console de Nintendo qui n'est même pas taillé pour ce genre de spectacle. Un pied de nez de Sega, comme un bon film pop-Corn, qu'on appréciera pour quelques séances de "Scratch" "Flaouch" et "Schrrrak" !

Vraiment par convaincu par cette prestation ... Un mauvais exemple de créativité mal léchée. Au moins, ils pourront dire qu'ils l'ont fait. Quelle gloire !

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