mardi 18 janvier 2011

MQB aka Machine qui Blogue - 1983 - La révolution Famicom !

Nous revoici pour entamer un petit voyage dans le temps. Allez chercher vos Dolorean les jeunes, et on part en 1983 ! Au début de cette inoubliable décennie, Nintendo sort LA console qui va révolutionner les jeux vidéo à domicile. Voici la petite histoire de la FAMICOM.

Alors qu'Atari avec sa VCS2600 sortie à la fin des années 70 a fait un gros coup, la marché des jeux vidéo à domicile va être peu à peu saturer par une quantité astronomique de titres médiocres. Les éditeurs américains qui sortent des jeux pour la console qu'on surnomme affectueusement "Darth Vader" (à cause de son second design qui rappelle le look du seigneur Sith) ont inondé le marché de jeux à licences en pensant que les enfants (et surtout les parents) achèteraient plus de jeux issus de cette nouvelle offre pléthorique. Petit problème, ces jeux (comme le célèbre E.T.) sont nuls. C'est le crack vidéoludique. Les invendus s'accumulent, les revendeurs renvoient leur sur-stock aux éditeurs qui ferment alors les uns après les autres. Une légende raconte qu'Atari aurait enterré des milliers de cartouches d'E.T. (le fameux) dans le désert texan, histoire de s'en débarrasser. Mais l'histoire réécrite par Hiroshi Yamauchi alors président de Nintendo, montrera qu'avec des règles strictes le marché du jeu vidéo familial peut rapporter gros, très gros.

 L'Atari VCS 2600 en version "Darth Vader".

C'est en 1981 que Masayuki UEMARA sous les ordres de son P.D.G. lance le projet "Young Computer". Une console pour la famille qui serait techniquement très en avance et à un prix défiant toute concurrence. Le modèle économique prôné par Yamauchi est de vendre les consoles à prix plancher et de gagner de l'argent sur les cartouches de jeux vendus à prix d'or. Si le pari du prix est à moitié gagné, en 1983, la "Family Computer" alias FAMICOM sort et étonne tout son petit monde. Les premiers jeux qui sortent sur la machine sont très proches de l'arcade. Les jeunes japonais retrouvent les grands classiques de l'arcade comme DONKEY KONG (le 1er grand succès de Shigeru MIYAMOTO) ou POPEYE, dans leur doux foyer grâce à la nouvelle console de Nintendo. Les conversions sont à ce point fidèles que la console se vend de mieux en mieux. Prudent, Yamauchi impose des règles pour capitaliser sur ce succès grandissant.
Il impose aux éditeurs des diktats de qualité et des conditions de fabrication très strictes. Les éditeurs ne peuvent pas sortir plus d'un certain nombre de jeux Famicom par an, histoire de conserver une qualité constante. De plus, Nintendo ayant le monopole de fabrication des cartouches de jeux, demande une avance en monnaie sonnante et trébuchante aux éditeurs tiers, pour lancer la fabrication de 30.000 cartouches minimum. Nintendo gagne de l'argent sur ses propres jeux mais aussi, et c'est ça qui était malin, sur la production de tous les jeux de la console (tous éditeurs confondus). Sans trop avoir le choix, les éditeurs suivent la tendance tout simplement parce que la Famicom est une fabuleuse source de revenus pour qui joue le jeu (Ah ah ah). Le Japon est alors terre conquise par Nintendo qui dès le milieu des années 80, exporte avec succès le concept au reste du monde. Et l'invasion ne fait que commencer ...

Aux Etats-Unis, la FAMICOM est rebaptisée N.E.S. (célèbre acronyme pour Nintendo Entertainement System). Elle change aussi de look, pour un design plus sobre qui s'éloigne du côté jouet en plastique de la version japonaise. La conquête du territoire américain échaudé par la mésaventure du crack vidéo ludique et de la qualité douteuse de la majorité des titres du catalogue VCS2600, doit se faire de manière réfléchie. Le jeu vidéo assimilé par beaucoup à l'univers du jouet doit grâce au design de la NES, se rapprocher du milieu informatique. Plus sérieux et plus convaincant en terme de marketing. C'est ainsi qu'avec les excellents jeux déjà sortis sur la console, là aussi le marché américain succombe à la dernière née de chez Nintendo. Avec une petite différence, la console est vendue comme système complet d'amusement. Ainsi la firme japonaise créé le Robot ROB, et développe le Zapper (un pistolet opto-électrique pour tirer sur l'écran) pour achever de séduire les américains. Succès fulgurant pour la branche américaine de la firme de Kyoto qui table aussi sur un des hits de Miyamoto, le légendaire jeu de plate-formes : Super Mario Bros.

 La N.E.S. version occidentalisée de la FAMICOM.

Le reste de l'histoire on la connaît. Même si en europe, le challenger SEGA fait parler de lui, la NES est là aussi un très gros succès. C'est toute une génération qui se souvient avec émotion de Zelda, Super Mario Bros., Castlevania, Metroid ou encore Punch-Out premier du nom.

See you soon space Cowboys ...

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