mardi 6 septembre 2011

[Le cinéma des années 80 avec mon père] - THE LAST STARFIGHTER (STARFIGHTER) - Là-haut dans les étoiles d'un cinéma d'effets spéciaux !

"Salut Starfighter, vous avez été recruté par la ligue stellaire pour défendre la frontière contre Xur et l'armada Ko-Dan". Les mots résonnent encore tout comme quelques autres bons souvenirs quand je me remémore ce film. STARFIGHTER. On nage certes dans les eaux plus que troubles du film fleurtant presque avec le nanar, mais comme vous le savez surement, c'est aussi les gens avec qui on va au cinéma qui fait qu'on se souvient avec plus d'émotions d'un film plutôt qu'un autre. Certainement que STARFIGHTER n'est pas le film du siècle, mais il m'a marqué à plus d'un titre.

Pour faire le pitch, il s'agit ici de l'histoire d'Alex Rogan, un jeune homme coincé dans le trou du cul du monde au milieu d'un camp de caravane. Cette situation est loin de faire rêver notre protagoniste qui se projette plutôt dans des études universitaires qui le ferait quitter cet endroit paumé. Pour le moment, entre les sempiternelles sorties avec les potes et sa copine, ce qui permet à Alex d'oublier un peu son quotidien, c'est un jeu vidéo nommé "The Last Starfighter".

Le héros face à son destin ...
La borne d'arcade est installée près du bar du coin, et permet à notre personnage principal de prendre place à bord d'un vaisseau spatial et d'être le sauveur de la ligue stellaire. Après une journée faite de déceptions, Alex se lance dans une ultime partie de son jeu vidéo favori et décroche sous les acclamations des voisins, le high-score. Tout ceci ne serait resté qu'un instant de gloire au milieu de cette petite vie de campagne si un mystérieux personnage du nom de Centauri, n'était pas venu chercher Alex pour mener une grande bataille épique pour défendre la véritable ligue stellaire là-haut dans les étoiles !

Le "Gunstar" aka la Canonière Stellaire (!)
Le résumé laisse rêveur. Imaginez, qu'un jeu à l'instar de "The Last Starfighter" soit le billet d'entrée pour aller vivre de palpitantes aventures au milieu d'étoiles et de galaxies lointaines. Quand on a 8 ans et qu'on découvre ça sur grand écran, on y croit à fond. On se laisse porter et on commence à se mettre à la place d'Alex Rogan au coeur des batailles illuminées des lasers virevoltants en tous sens. Le petit garçon que j'étais a été émerveillé de voir la fameuse et néanmoins célèbre attaque de la "fleur de la mort".

La fameuse attaque de la "Fleur de la mort" - Un des grands moments du film !
Là parmi les vaisseaux ennemis, Alex déclenche cette arme de la dernière chance, qui entraîne une rotation de son chasseur sidéral sur tous les axes, tirant alors du laser au Kilowatts. La scène a de quoi impressionner en 1984, car après cette tornade de feu, tous les vaisseaux ennemis ont été anéantis. Wahou !


Quand j'ai revu ce film il y'a quelques années, j'ai été étonné de découvrir la seconde histoire de ce film, liée à ses effets spéciaux. On est donc en 1983 quand le film est réalisé, et à cette époque, la moindre image dite de synthèse tient encore du miracle. Certes, "TRON" est sorti une année plutôt et a surpris tous les spectateurs lors de sa sortie. Mais ce qui fait la différence entre TRON et STARFIGHTER, c'est que l'utilisation des images calculées par ordinateur est assez différentes. Le film de Steven Lisberger, représente un monde virtuel, le coeur de l'ordinateur d'où le héros, Kevin Flynn, cherche à s'enfuir. Représenter ce monde grâce à des images générées par l'informatique paraît donc plus que logique. Dans le cas de Starfighter, Nick Castle et la production décide alors d'utiliser la technologie des images de synthèse pour représenter ce que Lucas a reproduit de façon analogique.

Les premiers essais de rendu.
On se souvient des impressionnantes joutes intersidérales des films de la première trilogie STAR WARS. Et pourtant, tout a été produit grâce à des maquettes et des mouvements de caméra millimétrés assisté par ordinateur.

L’ordinateur CRAY qui a permis l'exploit visuel de Starfighter.
Nick Castle se lance dans le pari audacieux de reproduire des scènes entières de son film uniquement avec l'aide de l'imagerie numérique. Ainsi tous les combats spatiaux sont issus des calculs d'ordinateurs très puissants pour l'époque, le CRAY X-MP. A l'époque, cela fait courir d'importants risques pour le film produit par Lorimar qui a fait appel à Digital Productions pour les SFX. Le film est alors considéré comme un projet mort-né qui coulera la boite de production.

Prévisualisation en temps réel, une avancée pour l’époque.
Le distributeur pensa même un temps que le film ne sortirait jamais. Pourtant, The Last Starfighter sort en 1984 et devient alors le premier film a utiliser l'ordinateur pour tous ses effets spéciaux (excepté les maquillages et les explosions). Une première historique !

Un moment, on s'attend à voir le Doc sortir de cette improbable "Star Car".
Puis le bonus que personne ou presque n'aurait deviné, c'est que le véhicule qu'utilise Centauri, la "Star Car", est inspiré par ... une certaine Dolorean. Voiture qui servira plus tard de modèle pour une célèbre machine à voyager dans le temps, dans un tout petit film peu connu : "Retour vers le Futur" !

Certes, The Last Starfighter n'est pas le film du siècle ni même un film marquant du genre. Devant lui se tiennent un tas de bons films de S-F, mais à sa place il brille comme un film original, touchant et son histoire de dernier espoir parti sauver une galaxie entière est bien connu des amateurs de jeux vidéo et plus particulièrement de shoot-em-up, fait son petit effet ! Starfighter m'a marqué, pour des tas de raisons, d'abord pour son atmosphère, puis aussi pour ses combats désespérés, et j'en ai gardé le souvenir d'un film unique.

Je vous laisse avec les photos du DVD Zone 1, du jeu vidéo sorti sur NES, des Comics sortis à l'époque du film et aussi du blu-ray (25ème anniversaire) qui raconte, de la plus jolie des façons l'histoire d'Alex Rogan, de Centauri, de Grig et de la ligue stellaire défendant la frontière contre les forces de Xur et de l'armée de Ko-Dan. Je vous épargnerai les photos de la VHS d'époque ... En fait, j'ai oublié de la prendre en photo.





Ne vous endormez pas, chevaliers de l'espace, vos montures d'aciers vous attendent, car d'autres combats ont déjà commencé. La ligue stellaire a besoin de vous.

A très bientôt, lecteurs du futur !

[Cet article vous a plu, retrouvez, le premier article de la série [Le cinéma des années 80 avec mon père] consacré à "Einstein Junior" : ici]

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